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Lundi, 01 Octobre 2012 12:19

ALLOCUTION DU CHEF DE L’ETAT A L’OCCASION DE SA VISITE AUX POPULATIONS VICTIMES DES INONDATIONS DANS LES REGIONS DU NORD ET DE      L’EXTREME-NORD

 

Guirvidig, le 20 septembre 2012
Chers compatriotes de Guirvidig,
Laissez-moi tout d’abord vous remercier du fond du coeur de l’accueil très chaleureux et cordial que vous m’avez réservé ainsi qu’à mon épouse et à la délégation qui m’accompagne.
Vous savez les raisons pour lesquelles nous sommes là. Ces raisons sont de deux ordres. La première raison, c’est de réconforter les populations, hommes, femmes et enfants, qui ont été victimes des inondations, de leurs conséquences, et leur demander de faire toujours preuve de solidarité. Ma présence ici se justifie également par ma volonté de vous confirmer que le Gouvernement est derrière vous et sera avec vous.
Chers compatriotes des régions de l’Extrême-Nord et du Nord,
Au terme de ma visite dans le septentrion, je voudrais vous dire combien j’ai été touché par la gentillesse et la chaleur de votre accueil malgré la douleur.
Je vous en remercie du fond du coeur.
Les épreuves auxquelles vous êtes confrontés depuis quelque temps sont pénibles et même parfois tragiques ; je salue ici la dignité et le courage dont vous faites preuve en ces moments difficiles.
M’adressant particulièrement à ceux qui ont perdu un être cher au cours de ces tristes événements, je les prie de croire à ma sincère compassion et d’accepter mes condoléances les plus attristées auxquelles je joins celles du peuple camerounais tout entier.
C’est bien évidemment avec une profonde émotion que j’ai appris le malheur qui s’est abattu sur plusieurs localités de vos régions, entraînant d’importants dégâts de toute nature.
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Aussitôt informé, j’ai donné des instructions pour que des mesures d’urgence soient prises. J’ai également dépêché auprès de vous des missions spéciales du Gouvernement et du Parti, chargées de vous transmettre mon message de réconfort et d’évaluer la situation.
Naturellement, dès que cela a été possible, je suis venu sur place pour partager vos épreuves et me rendre compte, par moi-même, de la gravité de la situation.
Je dois dire que les inondations ont été particulièrement dévastatrices. En dehors de la tragédie des disparitions humaines que j’ai évoquées il y a un instant, la montée des eaux a provoqué le déplacement des populations ainsi que la destruction des cultures et du bétail ; ce qui risque de compromettre sérieusement la sécurité alimentaire et la santé de plusieurs milliers de personnes.
Je tiens à saluer l’élan de solidarité qui se manifeste autour de ces tragiques événements, tant au plan national qu’international. Notre peuple a ainsi pu apprécier le concours multiforme de certains pays amis et des agences spécialisées des Nations Unies.
Mais, il en faudra certainement bien plus pour compenser les innombrables pertes provoquées par ce dérèglement de la nature.
Aussi, en plus de ce qui a déjà été fait, j’ai donné des instructions au Gouvernement afin qu’il procède au déblocage de la somme d’un milliard et demi de francs CFA au titre de l’aide d’urgence.
J’ai également prescrit des mesures à court et à moyen terme comportant notamment la construction d’une digue-route de 330 km, allant de Gobo jusqu’à Kousseri. J’ai ordonné également la réfection des barrages de Maga et de Lagdo.
En outre, j’ai instruit qu’il soit procédé à l’évaluation du coût des destructions, qu’il s’agisse des habitations, des établissements scolaires, du réseau routier et autres infrastructures, en vue de leur réhabilitation ou de leur reconstruction sans délais. Il en va de même des cultures et du bétail.
Enfin, pour les populations victimes des inondations, j’ai décidé de mettre en place, au Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, un fonds de soutien aux populations victimes de calamités naturelles.
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Les catastrophes naturelles sont, hélas, le plus souvent imprévisibles. Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les inondations, les tsunamis et autres, frappent à l’improviste dans toutes les régions du monde, causant de nombreuses victimes et réduisant à néant ce que l’homme a mis parfois des siècles à construire. L’actualité nous en donne en permanence de douloureux exemples.
Même s’il est difficile de s’opposer au déchaînement des forces de la nature, nous ne devons pas pour autant rester passifs devant une menace qui est permanente et omniprésente. Nous devons, autant que possible, par la prévision et la prévention, mettre toutes les chances de notre côté.
C’est pourquoi j’ai demandé aux services compétents de l’Etat, en particulier à la Protection civile, de procéder, si ce n’est pas encore le cas, à une actualisation de l’inventaire des zones à risque et de proposer les actions adéquates, afin que les conséquences d’événements comme ceux qui viennent de frapper l’Extrême-Nord et le Nord soient les moins dommageables possibles.
Sur un tout autre plan, il conviendrait de renforcer, à tous les niveaux et de manière régulière, l’information météorologique, afin de permettre aux populations de disposer de renseignements utiles sur les variations climatiques.
Aux familles, villages et communautés si durement touchés, je veux dire à nouveau toute mon affectueuse sympathie et toute ma compassion.
Aux populations du Septentrion qui m’ont toujours soutenu et dont la loyauté a été sans faille, j’adresse mes vifs encouragements et je les exhorte à persévérer dans la dignité. Je voudrais les assurer qu’elles trouveront toujours une oreille attentive auprès du Président de la République.
Je vous remercie de votre aimable attention.

Mise à jour le Lundi, 01 Octobre 2012 14:04
 

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